La dernière édition du quiz-show de NPR Wait Wait…Don’t Tell Me! a été enregistrée à Chicago, et elle accueille une apparition de Stephen Malkmus, qui a déménagé dans la Ville du Vent ces dernières années. Selon la description de l’épisode par NPR, le chanteur principal de Pavement/Jicks/Hard Quartet est venu « répondre à trois questions sur les zones de construction ». Plus précisément, il a joué à un jeu intitulé « Pavement repairs are underway! ». En tant que personne qui entend « 5-4=Unity » dans la tête chaque fois que je croise un panneau d’autoroute indiquant GROOVED PAVEMENT, j’apprécie l’approche hyper-littérale. Cependant, le principal enseignement de l’épisode concerne les serviettes, et non l’asphalte.
Dans un extrait circulant sur les comptes sociaux de l’émission, l’animateur Peter Sagal interroge Malkmus au sujet du rider de tournée réputé peu exigeant de Pavement, qui ne fixe que peu de prérequis pour la loge. « Nous avons un rider basique », déclare Malkmus. « Je veux dire, les autres veulent des serviettes. Moi, je n’utilise pas de serviettes. »
Cela provoque consternation et incrédulité chez les panélistes de l’épisode — « Jamais ? » « Tu les fais sécher à l’air libre ? » — sur quoi Malkmus réplique : « Je ne transpire pas tant que ça. Pas énormément. » Il ajoute, « Je n’en ferais pas usage sur scène » en mimant vigoureusement un essuyage du visage. « Donc oui, je n’en ai pas besoin », conclut-il, avant d’ouvrir… un autre sujet. « Et elles sont toujours noires. »
Ceci déclenche une nouvelle ligne comique et incrédule d’Alzo Slade, qui est noir : « Qu’est-ce qui ne va pas avec ça ? »
Après que tout le monde a eu son rire nerveux, Malkmus explique : « Eh bien, il y a quelque chose dans une serviette rock ’n’ roll — ce n’est pas seulement que le noir est rock ’n’ roll, comme le heavy metal ou quelque chose du genre. Mais aussi on ne sait pas ce qu’il y a dessus, sur la serviette. Qui sait quand elle n’est pas propre, peut-être. Elles sont sèches quand on les reçoit. Je vois de la poussière dedans, ou quelque chose du genre. Il y a toujours de la poussière en coulisses. Les vôtres aussi en ont un peu. »
Un Sagal amusé résume la situation : « Le père du indie rock se dit: “Je ne sais pas pour ces serviettes. Elles sont insalubres.” Ce n’est pas le style de vie que j’imagine vous mener, je dois l’admettre. » Regardez tout cet échange ci-dessous, si vous le souhaitez.
Et voici l’audio de l’épisode complet :