Chaque semaine, l’équipe de Stereogum choisit les cinq meilleures nouvelles chansons de la semaine. La période d’éligibilité commence et se termine le jeudi, juste avant minuit. Vous pouvez écouter les choix de cette semaine ci-dessous et sur la playlist Spotify Favorite New Music de Stereogum, qui est mise à jour chaque semaine. (Une playlist élargie de nos nouvelles découvertes est disponible pour les abonnés sur Spotify et Apple Music, mise à jour tout au long de la semaine.)
Open Mike Eagle & Kenny Segal – « Unfinished Concrete Initials » (Feat. Hemlock Ernst)
Open Mike Eagle présente « Unfinished Concrete Initials » comme le pilote de la série télévisée de prestige qu’est DOOMED!, son nouvel album produit par Kenny Segal. Cela nous propulse directement dans le désespoir post‑rupture, des ondes négatives qui se répandent sur un beat de Segal tel un échantillon de soul qui tourne dans un cycle d’essorage.
Après avoir pris les traits d’un chanteur soul désemparé, Mike passe au mode rap : « Flushing evidence, pain is better in secret/ Don’t tell nobody you missin’ bites from them peaches/ We should’ve taken more photos that dude bad bunny’s a genius/ In my daydreams your name’s curse words so I bleeped it. » Puis le gars de Future Islands entre en scène avec un chant‑rap soulful pour tourner la vis jusqu’à ce que l’on ressente sa douleur : « Apartment is empty, my wallet is empty/ My heart and my head is a spaceship/ She even took the space heaters/ I’m a mouthbreather, so my fear is nothing remains/ Every breath’s a reminder of pain/ Every step as she’s walking away. » —Chris
Nick Hakim – « I Can See »
Nick Hakim a qualifié le morceau-titre « I Can See » de porte d’entrée vers son nouvel et impressionnant album. « Cela ressemblait à une expérience sur la façon dont le temps bouge, et nous changeons, mais aussi comment l’on peut préserver un sentiment à partir du son ou du ton de la musique que l’on a créée ou que l’on aime », a déclaré l’artiste du Queens au sujet du processus créatif de quatre ans derrière la chanson. Il pourrait tout aussi bien décrire notre expérience d’écoute. Lorsque « I Can See » est diffusé, le temps se déforme en formes et textures étranges. Les souvenirs et le moment présent se fondent dans un état unique de flot. Le falsetto de Hakim vacille délicatement au milieu de nuages d’émotion, comme une visitation céleste d’un Michael Jackson sans histoires. Et juste au moment où l’on pensait que c’était déjà plus beau, cette guitare apparaît près de cinq minutes pour nous ramener chez nous. Je te vois aussi maintenant, Nick. —Chris
L’Rain – « soulless cycle »
« J’ai toujours de grands coups d’audace, mais ceux-ci sont les plus importants à ce jour », déclare Taja Cheek au sujet de son prochain album de L’Rain, fata morgana. Les musiciens font toujours ce genre de déclarations quand il est temps pour un nouveau matériel, mais « soulless cycle » parle de lui-même. C’est une explosion enivrante de noise rock indiscipliné, les voix polies de Cheek flotant à travers le chaos à mesure qu’il grandit, donnant quelque chose à la fois monstrueux et beau. C’est un excellent premier single. —Danielle
Slow Pulp – « Better Man »
J’aurais menti en disant que je ne peux pas trouver une meilleure chanson nommée « Better Man », sauf que ce n’est peut-être même pas un mensonge. Slow Pulp, de Chicago, ont démontré qu’ils savent faire danser un ambiance rêveuse mieux que la plupart de leurs pairs du rock indépendant, et « Better Man » les pousse encore plus au cœur du soleil. Emily Massey atteint des notes de profond désir, tandis que des guitares scintillantes et des claviers haletants explosent tout autour d’elle comme des feux d’artifice. C’est une chanson pour la fin de nuit, lorsque ta tête est en purée et que tout ce qui t’entoure ressemble à un montage de film au ralenti. Rêve en couleur avec celle-ci. —Tom
Chat Pile – « Deep Blue »
Le Cool World des Chat Pile était un album déterminant de 2024. Un mois après sa sortie, j’ai vu le groupe d’Oklahoma City au Le Poisson Rouge de New York et j’ai cassé mes lunettes en headbanging. Mon visage est allé directement dans le dos d’un type. Je n’ai pas pu m’en empêcher. C’est de la musique pour expulser les démons et pour une destruction pure. « Deep Blue » est du même acabit. Les guitares hantent autant qu’elles déchirent, et les voix de Ray B. rebondissent entre un léger bavardage et des cris féroces, livrant des lignes comme, « Break my face and call me your friend », ce qui me donne juste envie de briser mes lunettes une seconde fois. Nous sommes de retour. —Danielle