Sortie en magasin : 25 février 2012
C’est quoi?
Après une série de simples plutôt rock et majoritairement francophones, c’est le premier album de l’expérimentaliste Phil Console, tout dans la langue de Shakespeare (pour percer aux États-Unis, sûrement) et à moitié en reprises qui paraissent bien : Bruce Haack, The Residents et… Ed Cobb (qui a entre autres composé Tainted love).
Brumeux?
Impressionniste lo-fi, M. Console troque ici les riffs punk pour les synthés frémissants et les boîtes à rythmes de Casio. À travers des pastilles de tropicalia ralentie et de rockabilly dérangé, il développe aisément des ambiances tamisées, vert-de-gris, où la voix gémit doucement derrière des motifs tranquillement répétés, et répétés, puis répétés un brin différemment avec de légères dissonances pour un psychédélisme duveteux avec un sceau Canada de qualité.
Moderne?
Plus synthétique qu’organique, le mixage est méticuleux, brouille les pistes dans un lit de réverbération, fait sonner les guitares comme des claviers, hypnotise comme une caresse psychédélique. C’est de la musique de poteux avec une intention, mon ami : patibulaire sans être menaçante, frôle le dub sans être soporifique. On pense à un Slim Twig moins agité, aux Georges Leningrad qui vont faire dodo. Je suis dans la brume, pis j’ai des champignons dans les oreilles.
Appréciation
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Bande à part
7,1/10
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Internautes
7,3/10 7 appréciations






