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Le trio post-punk français Cheveu dans St-Roch à Québec : breuvage
Le 28 octobre 2011 par Benoit Poirier
Avec son lot de boîtes à rythmes pourries et de synthétiseurs grinçants, Cheveu fait dans le post-punk saturé et cérébral qui peut devenir industriel par moments et tenir de la comptine par d’autres. Abrasif, rêche, le son du groupe est en fait le fruit des efforts rassemblés d’un gars qui faisait de l’électro, d’un autre qui s’intéresse à la musique actuelle/contemporaine et d’un guitariste blues, qui ont décidé de faire du rock.
Et ça donne un truc en marge du rock français, qui peut rappeler Suicide si on avait foutu une guitare dedans, mettons, et qui s’accompagne très bien de boucane et de stroboscopes (même si ça reste une plaie). David, aux voix, parle et/ou rappe d’un ton caverneux plus qu’il ne chante, l’air à la fois engagé et absent, comme un gourou au bord de la transe.






