9 juin 2009
Boo Hoo
Don't Die
15 mai 2009
C’est quoi?
C’est Don’t die, deuxième album du trio montréalais Boo Hoo, qui nous offre de l’indie rock évoquant la naissance du genre, avec Sebadoh, Eric’s Trip ou encore Dinosaur Jr. (sans les solos).
Des émules?
Les influences sont si bien senties qu’il serait prétentieux de ne pas reconnaître la modestie de la démarche: ces garçons savent où placer leurs accords mineurs sans trop insister sur la mélancolie, en gardant le cap sur l’énergie pour les inévitables envolées qui rappellent qu’il fait beau pour vrai dehors - parce que dans le fond, ça va bien. Les rythmes un peu atypiques de la batterie suggèrent une fragile frénésie qu’on retrouve aussi avec les guitares, qui bénéficient d’une production qui colle bien au genre, reflétant à la fois l’espace (réverbération) et l’emprise (distorsion).
Et les thèmes abordés?
Tout comme le son du groupe, ils proposent souvent des contradictions intentionnelles et imagées (ne pas mourir, aimer tout le monde), et les voix les supportant semblent surtout utilisées pour accompagner les mélodies, ce qui, somme toute, donne un ensemble cohérent empreint de la mollesse nécessaire pour être charmant et d’un son qui s’ouvre constamment avec de bonnes intentions. Et les bonnes intentions, je suis pour.
Une écoute beau temps, mauvais temps de Benoit Poirier