16 mai 2006
Band de garage
Corpo-Trash-Vidange
16 mai 2006
C’est quoi?
C’est Corpo-Trash-Vidange, le premier album de Band de Garage, duo composé de François Lafontaine aux voix et guitares et de Marc-André Brazeau aux voix et à la batterie. Ha oui, il y a aussi Bob, la superbe pédale « octaver » de François, qui permet au duo de sonner comme s’il y avait quinze guitaristes en même temps. L’album est co-réalisé par Band de Garage et Pierre Girard (Galaxie 500, Les Dales Hawerchuk, Fred Fortin, etc.).
D’où viennent-ils?
Ça fait déjà quelques mois que le duo sillonne les scènes montréalaises et aussi de la province. On a pu les entendre à quelques reprises en première partie des Dales Hawerchuk qui sont devenus, en quelque sorte, leurs parrains musicaux. Mais ne vous inquiétez pas, Band de Garage est bel et bien en mesure de voler de ses propres ailes. Ils ont eu le temps de peaufiner les chansons que l’on pouvait entendre sur leur premier démo. Le fait de côtoyer les gens de C4, maison de disques avec qui ils viennent de signer un contrat, leur aura permis de travailler avec des musiciens de le trempe d’Olivier Langevin (Galaxie 500, Fred Fortin, Mara Tremblay, etc.), ce qui n’est pas rien.
Ça sonne comment?
Ça sonne en… pour reprendre le titre de leur première pièce. Bon, j’avoue qu’elle est facile, mais l’expression décrit parfaitement la sonorité de ce premier disque. C’est fort et sale. Des mélodies intéressantes, des guitares qui tuent et une batterie qui vous défonce les tympans. On doit l’avouer, les deux comparses maîtrisent très bien l’art de l’accroche. Bien entendu, Galaxie 500 vient immédiatement à notre oreille. Mais comme cette comparaison serait trop facile, on ne la fera pas. Bien évidemment.
Et les textes?
Si vous voulez entendre de la poésie bien torchée, vous n’y trouverez pas votre compte. Ici, on parle de boisson, de voitures, de routes interminables, de BMX; le tout parsemé de petits commentaires acidulés sur le monde merveilleux de la musique ou de l’amour. Bref, tout ce qui passionne le jeune homme de trente ans normalement constitué et qui fait de la musique. Mais, si on cherche comme il faut, on peut trouver quelques petites perles : « T’es belle comme une grenouille sur un nénuphar/Que j’essaie de tirer avec ma carabine à plomb/Ta peau est bien plus douce que celle du petit têtard/Que je lance sur le lac pour qu’il fasse des bonds ».
Un album à mettre dans les vidanges?
Êtes-vous fous ? C’est du solide bien exécuté sans glisser dans la virtuosité qui finit par tomber sur le coeur et assez fort pour être intéressant. Le passage de la scène au disque est bien réussi.
Un écoute trashée de François Lemay