Bande à part

L’âge d’or du hip-hop canadien

le 30 juillet 2010 11:59 par Élodie Gagnon

Le très conservateur quotidien canadien-anglais The National Post a consacré toute une semaine le mois dernier au mouvement hip-hop du pays qu'il juge être dans son âge d'or.

Profitant de la récente gloire du rappeur canadien Drake (comme quoi on peut survivre à la télésérie Degrassi, 2e génération), le quotidien a convié les artisans D-Sisive, Buck 65, Maestro Fresh Wes, Cadence Weapon, Shad, Famous, Muneshine et Saukrates, ce que la popularité de leur confrère va changer pour eux.

Drôle de prémisse, mais la discussion prend tout de même son envol lorsque les débatteurs tentent de définir, ou non, ce qu'est le rap canadien. C'est d'autant plus intéressant quand on peut avoir à la fois l'opinion d'un vieux de la vieille comme Maestro Fresh Wes (les plus vieux se rappelleront Let your backbone slide), d'un poète comme Buck 65 ou du plus léger Famous. En filigrane, on touche aux questions raciales (Saukrates : « You learn how to run your race. ») avec une question qui en dit long sur l'évolution de la société canadienne : « Is it good that now there's more white rappers and black hockey players? » Comme quoi tout revient toujours au hockey dans ce pays.

Pour les néophytes, on a même prévu une petite séance, bien pensée, où tour à tour, chacun des participants improvise un petit rap pour se présenter.

Deux absences sont notables par contre dans cet article : les rappeurs québécois et les rappeuses, d'autant plus qu'elles sont légion au Québec (MC La Sauce, Donzelle, Diaspora, Random Recipe, J-Kyll). Encore une fois, les fameuses deux solitudes... Où peut-être est-ce parce que le hip-hop québecois n'est pas dans son âge d'or?

En somme, une très belle initiative qui met en lumière un mouvement qui dépasse largement la musique. C'est pourquoi, comme le dit Maestro, « il est si important qu'on documente notre histoire (traduction libre) ».

Je laisse le mot de la fin à Buck 65 : « What's now and what's next? Without anyone ever asking what else or what happened before? No one ask that question. »

Commentaires Laissez un commentaire

le 31 juillet 2010 10:09 par Max Robin

Rap candien et rap québecois c'est vraiment deux choses. Je ne pense pas que ça l'airait aidé à l'exercice aurait vrai bénéficier d'inclure des rappers québecois à la réalité différente. Ça l'aurait compliquéla donne pour le lecteur néophyte du National Post. Preuve; parler de Drake et le comparer à des vrais artistes comme Shad, Buck65 ou D-sisive c'est vraiment bizarre et clairement pour aidé à la compréhension.

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