Premier groupe trash métal canadien à connaître une certaine popularité à l’extérieur du Canada, Voïvod voit le jour à Jonquière au début des années 80. Tournant autour de la mythologie vampirique et postapocalyptique du batteur Michel « Away » Langevin et de la musique unique de Denis « Piggy » D’Amour, le groupe est aussi composé de Denis « Snake » Bélanger au chant et de Jean-Yves « Blacky » Thériault à la basse. Dès le départ, Voïvod veut être différent de tout ce qui se fait.
Les premiers albums, souvent comparés à Metallica ou Slayer, montrent un groupe en pleine possession de ses moyens, mais qui cherche sa niche. Dès Killing Technology (1987), on ressent l’influence de Pink Floyd ou de King Crimson. En 1989, sort Nothingface, reconnu comme un classique inégalable du genre. Promu par une vidéo qui joue souvent à MTV, l’album se hisse jusqu’à la 114e position du prestigieux magazine Billboard.
Tout au long de leur carrière, les multiples incarnations de Voïvod, qui ont toujours compté en leurs rangs Piggy et Away, ne cessent de se redéfinir et d’influencer les différentes sphères du rock et du métal partout dans le monde. L'arrivée de Jason Newsted ne fait que confirmer l'importance qu'a prise le groupe. Nombreux sont ceux qui se réclament de la formation, mais personne n’est parvenu à l’imiter. Piggy meurt le 26 août 2005, laissant derrière lui une œuvre des plus influentes, mais aussi plusieurs chansons inédites qui formeront tout de même le matériel à venir pour les trois prochains albums de Voïvod, enregistrés autour des pistes du défunt guitariste qui se voit finalement reconnaître comme un des maîtres du genre.