Comment décrire un groupe aussi fou que les Georges Leningrad? Hum... Ce sont trois musiciens iconoclastes, issus de divers milieux, qui donnent dans la musique déjantée, à mi-chemin entre le postpunk, le rock électro et la musique contemporaine.
Des costumes délirants aux textes écrits dans un langage inventé, rien n'est banal ou laissé au hasard chez Les Georges Leningrad. Constituée de deux gars, Bobo Boutin (batterie, synthétiseur E-303) et Mingo l'Indien (guitare, synthétiseur ML-RCC) ainsi que d’une fille, Poney P. (voix, synthétiseur DJ-X 60), cette formation montréalaise est loin de faire dans l'art pour plaire à la masse.
Leur aventure commence en 2000 lorsque les trois acolytes se rencontrent dans une taverne de la rue Ontario.
En 2002, leur premier album officiel, Deux hot-dogs moutarde chou, paraît sur étiquette Coco Cognac avant d'être réédité chez Alien8 en 2004. Entre-temps, Les Georges Leningrad créent une onde de choc dans le milieu underground montréalais. Leur rock pétrochimique repousse les limites du son « trash » et de l'expérimentation sonore tout en conservant des rythmes et des mélodies contagieuses. L'intérêt se crée surtout autour de leurs prestations, relevant plutôt de la performance que du simple concert rock, où s'entrechoquent déguisements étranges, décors extravagants et improvisations cinglées contrôlées.
En 2004, leur deuxième effort, Sur les traces de black eskimo, leur vaut de bonnes critiques. Cet album mieux fignolé, toujours infusé de synthétiseurs et saturé de distorsion, les propulse à l'avant de la scène émergente.
L’automne 2006 voit le lancement de Sangue Puro (Dare to care records), une troisième galette toujours aussi déjantée, quoique plus tribale.